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POUR MIEUX COMPRENDRE LES ANTI-OXYDANTS : Le domaine qui a connu l'expansion la plus extraordinaire ces dernières années est sans conteste celui de l'approche nutritionnelle des pathologies dégénératives liées au vieillissement : pathologies cardio-vasculaires, cancers, baisse des défenses immunitaires liées à l'âge, baisse des fonctions cognitives, dégénérescence maculaire liée à l'âge, cataracte... L'accumulation des travaux reliant ces processus dégénératifs aux effets des radicaux libres - comme l'avait énoncé Denham Harman en 1956 - et mettant en avant les capacités protectrices des vitamines, minéraux et autres substances antioxydantes contenues par exemple dans les fruits et légumes frais, a pris des proportions très importantes.
- A titre d’exemple, il est certain, à l'heure actuelle, que des apports ou des taux sanguins bas en vitamines C, E et en Caroténoïdes sont associés à des risques augmentés de pathologies cardio-vasculaires, de cancers, de cataracte, d'accident vasculaire cérébral, et peut-être de maladie de Parkinson.
- Et il est certain aussi que des apports ou des taux élevés en vitamine C, E et en Caroténoïdes sont par contre associés à des risques diminués de pathologies cardio-vasculaires, de cancers, de cataracte, de dégénérescence maculaire, de baisse des défenses immunitaires et d'infections, et probablement de baisse des fonctions cognitives et de maladie de Parkinson.
Ce sont ces données et bien d'autres qui ont amené les scientifiques à recommander dès les années 1990 aux gouvernements et au corps médical de faire connaître à la population l'importance des antioxydants dans la prévention des pathologies dégénératives. En 1994 l'Alliance pour la Recherche sur le Vieillissement (USA), préconisait une supplémentation systématique en vitamine C, E et bêta-carotène largement supérieure aux apports quotidiens recommandés jusqu'à présent. Rappelons que l'organisme humain ne peut pas faire la synthèse des caroténoïdes, ils doivent donc être apportés obligatoirement par la nutrition et/ou les supplémentations. On ne peut résumer le rôle majeur des caroténoïdes antioxydants pour l'organisme humain qu’aux seuls bêta-carotènes largement étudiés et utilisés. Les études se sont donc orientées ces dernières années sur d'autres antioxydants majeurs comme le Lycopène, ainsi que la Zéaxanthine et la Lutéine qui pour ces deux derniers, ont une action préventive vis à vis des dégénérescences musculaires liées à l'âge. Affection frappant, dans des proportions importantes (ie : près de 30% de la population américaine de + de 75 ans / + de 15% de la population occidentale) les personnes vieillissantes et dont l'impact est maintenant reconnu en France comme en Europe (ie : campagne de dépistage et de prévention en cours, patronnée par le ministère de la santé français). Certains modes de vie influencent le statut en caroténoïdes. Ainsi les fumeurs ont des taux sanguins abaissés en bêta-carotène, en lutéine, en zéaxanthine et en cryptoxanthine. Si l'on considère la somme des études scientifiques expérimentales, épidémiologiques, cliniques, de supplémentation préventive ou thérapeutique qui concerne les antioxydants, il apparaît que le protocole de prévention des pathologies dégénératives probablement le plus efficace repose sur un ensemble de choix alimentaires, dont en particulier l'augmentation de la consommation des fruits et légumes frais, la réduction de la consommation des aliments soumis à de fortes températures de cuisson, sur une supplémentation synergique de micronutriments et sur l'adoption d'un certain nombre d'habitudes, dont la non-consommation de tabac et la pratique régulière et modérée d'un sport d'endurance. Haut de page
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