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LA GLUCOSAMINE

La glucosamine, principal monomère des glycosaminoglycanes (acide hyaluronique, kératane et héparane sulfate) a des effets à la fois structuromodulateurs (elle agit sur la structure du cartilage) et anti-inflammatoires.

La glucosamine est fabriquée par l’organisme à partir du glucose et de la glutamine, un acide aminé.  Elle stimule la synthèse du collagène et des protéoglycanes, constituants du cartilage, tout en inhibant certains enzymes qui détruisent le cartilage.

 Propriétés physiques :
  • augmente de manière dose dépendante la synthèse des protéoglycanes par les chondrocytes,
  • augmente la synthèse de collagène de type II sur les chondrocytes fœtaux, inhibe l’activité de la collagénase,
  • inhibe l’effet de l’IL-1 sur les métalloprotéases, prévient l’arthrite inflammatoire iatrogène,
  • protège contre les dommages du cartilage liés aux anti-inflammatoires et aux corticostéroïdes,
  • stimule la production synoviale d’acide hyaluronique.
  • possède un effet presque équivalent à l’acide acétylsalicylique (Aspirine ®),
  • a un effet 50 à 300 fois plus faible que l’indométacine (anti-inflammatoire non stéroïdien),
  • a une toxicité 1000 à 2000 fois plus faible que l’indométacine,
  • stabilise les membranes,
  • inhibe le largage des enzymes protéolytiques dans les tissus,
  • diminue l’activité de la phospholipase A2,
  • réduit la production du radical superoxide par les macrophages,
  • abaisse la production des enzymes lysosomiales,
  • permet de réduire de 2,7 fois les doses d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

La glucosamine joue un rôle crucial dans le maintien de l’intégrité du cartilage des articulations.  Avec l’âge, la production endogène de glucosamine diminue et la conséquence en est que les cartilages se mettent à dégénérer et l’arthrose à se développer.

De nombreuses études scientifiques ont dès lors étudié l’intérêt d’un apport exogène de glucosamine. Leurs résultats concluent à l’efficacité de la glucosamine pour soulager les symptômes de l’arthrose légère à modérée. En plus de ses effets sur les symptômes, la glucosamine pourrait également contribuer à freiner l’évolution de l’arthrose.

D’autre part, des essais comparatifs ont démontré que les effets de la glucosamine étaient semblables à ceux des anti-inflammatoires non stéroïdiens classiques, tout en ayant nettement moins d’effets indésirables.

LE SELENIUM

Le sélénium est un minéral essentiel à la protection de l'organisme : il est un composant clef de la glutathion peroxydase GPX, l'enzyme responsable de la régénération du glutathion GSH, un puissant stimulateur des lymphocytes contre les radicaux libres. Pour neutraliser les radicaux libres, notre corps se défend en produisant des antioxydants, dont l'efficacité est renforcée par ceux de l'alimentation. Le sélénium est l'un des plus puissants : il renforce les défenses immunitaires et son rôle est important dans le cas de maladies inflammatoires (polyarthrite, par exemple). Le sélénium se concentre dans certains organes de notre corps (foie, reins, rate).

De nombreuses études semblent confirmer aussi le rôle protecteur du sélénium dans certains cancers (notamment gastro-intestinaux et pulmonaires) où l'agression du stress oxydatif est importante. Le sélénium s'opposerait aux effets toxiques des radicaux libres sur l'ADN dont la dégradation serait responsable de la genèse de certaines maladies cancéreuses. 

Les Français sont dans leur ensemble carencés en sélénium comme en attestent les résultats d'une étude publiée dans le Lancet. Une étude montrerait en outre une association inverse entre sélénium et homocystéine plasmatique impliquée dans la maladie cardiaque

Bibliographie

  • Journal of the National Cancer Institute, 2000 ;92 :1753-1763)
  • The National Cancer Institute 2003; 95: 237-241
  • The National Academy of Sciences Edition 2002;10.1073/pnas.212319799
  • J Natl Cancer Inst. 2003 May 21; 95(10): 750-7
  •  Clinical and Experimental Dermatology / British Journal of Dermatology. May 2003
  • Lancet,octobre 2004 ; vol 364 ; p. 1219-1228.
  • Lancet, juillet 2000 ; vol. 356 : p. 233-241.

LE ZINC

Le Zinc est un oligo-élément présent dans toutes les cellules, notamment dans les glandes surrénales, la peau, certaines parties du cerveau, le pancréas, les membranes de l’œil, la prostate et le sperme.  Il est indispensable au bon fonctionnement du programme génétique. En l'absence de Zinc, toute croissance cellulaire est arrêtée. L'activité de plus de 200 enzymes dépend du Zinc dont la delta-6-désaturase clé du métabolisme des acides gras essentiels. En cas de déficit, il y a perturbation de la multiplication cellulaire impliquant la stabilité des membranes, la fertilité, le développement de l'embryon, maturation fœtale y compris cérébrale, la croissance de l'enfant, le développement intellectuel, l’immunité comme co-facteur de la SOD, avec la synthèse de la Thymuline qui produit les lymphocytes, des cellules NK, de la production des cytokines, la cicatrisation, maintenance de la trame osseuse… Environ 80% de la population ne reçoit pas par l'alimentation les doses recommandées (il faudrait 15 mg/j pour un adulte). Le Zinc est protecteur de la protéine P53 qui est la sentinelle des ADN. cellulaires. Certaines études montrent que la P53 est « programmée génétiquement pour se suicider en  chaîne ». Le Zinc favorise donc l’élimination des cellules indésirables cancérigènes. Dans 63% des cancers, on retrouve une P53 mutée. Le plomb, le Mercure, le Cadmium, sont des compétiteurs du Zinc. A noter que le Zinc réduit l’absorption du Cuivre en induisant la synthèse de métallothionéines dans les entérocytes. A noter aussi que les protéines de soja (notamment en présence de calcium) réduisent le biodisponibilité du Zinc. Par contre les Acides Gras Essentiels augmentent l’absorption du Zinc.

Intérêt du zinc :

Les chercheurs ont observé que même une légère carence en zinc pouvait affaiblir les fonctions immunitaires chez l’humain . Les résultats des recherches indiquent par ailleurs qu’une supplémentation en zinc et en sélénium pourrait contribuer à stimuler l’immunité, notamment en ce qui a trait aux infections des voies respiratoires.

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Bibliographie

  • Prasad AS.  Zinc and immunity, Mol Cell Biochem 1998 Nov ; 188 (1-2) : 63-9
  • Girodon F, Galan P, Monget AL, Boutron-Ruault MC, Brunet-Lecompte P, Preziosi P, Arnaud J, Manuguerra JC, Herchberg S.  Impact of trace elements and vitamin supplementation on immunity and infections in institutionalized elderly patients : a randomized controlled trial.  MIN. VIT. AOX. geriatric network.  Arch Intern Med 1999 Apr 12 ; 159 (7) :748-54
  • American Journal of Epidemiology may 2003
  • Lancet 2003; 362: 1389-1400

LE CALCIUM

Le calcium est le sel minéral le plus abondant dans l’organisme, il représente 2 % du poids corporel.

Parmi les problèmes majeurs que pose notre alimentation de type occidental, on cite l'existence de subcarences calciques (en particulier dans certaines populations à risque telles que les adolescent(e)s ou les personnes âgées), et ceci malgré une situation d'abondance. La consommation abusive de produits animaux (excès de protéines, de graisses saturées), de sels de sodium, l'emploi d'additifs phosphatés (notamment dans les sodas) est incriminée. La popularité des aliments raffinés contribue aussi à un déséquilibre de l'homéostasie ionique et à une perte des micronutriments protecteurs tels que le calcium.

L'essentiel du calcium de l'organisme (99%) est stocké dans le squelette et les dents. Elément plastique sous forme d'hydroxyapatite, il confère au squelette ses propriétés mécaniques. La stabilité de la calcémie à 100 mg/l est assurée par l'absorption calcique intestinale, la réabsorption calcique tubulaire rénale et la résorption osseuse.

dynamique 

Les apports en calcium (principal déterminant du pic de masse osseuse) sont d'une extrême importance pour la croissance et cette obligation du régime à le fournir persiste même lorsque ce processus est achevé car le minéral intervient dans des fonctions essentielles telles que la contraction musculaire, la conduction nerveuse, la libération des neurotransmetteurs, la coagulation sanguine, l'activation de certains enzymes, la sécrétion hormonale, la mobilité et la division cellulaire, ou encore le maintien de l'intégrité des membranes….

Selon une enquête récente, les trois groupes définis comme étant à risque de subcarences calciques sont les adolescentes, les femmes âgées de plus de 55 ans et les personnes de plus de 80 ans vivant en institution (maisons de repos/retraite/hôpital) chez qui les niveaux de consommation quotidienne ne dépassent pas respectivement 0,7 ANC, 0,6 ANC et 0,4 ANC.

Par conséquent, la correction des déficiences éventuelles devrait précéder ou accompagner toute thérapeutique en matière d'ostéoporose.

calcique

D'autre part, le concept d'apports optimaux en micronutriments cellulaires, fait appel à la notion de biodisponibilité. Or, la fraction bio-accessible pour les tissus est très limitée du fait d'une barrière intestinale justifiée d'un point de vue phylogénique pour éviter une surexposition vis à vis du calcium, très abondant dans la nature il y a quelques millénaires.

On considère que la fraction absorbée représenterait moins de 30% de la quantité ingérée. Il faut donc choisir des sels biodisponibles afin d'en faciliter l'absorption.

Bibliographie

  • Barzel US (1981). Parathyroid hormone, acid-base balance and calcium metabolism : interrelations and interactions. In : Disorders of mineral metabolism, vol III (Bronner F. & Coburn J.W. eds), Academie Press, New York, pp 251-281.
  • Chapuy MC, Arlot M & Duboeuf F (1992). Vitamin D3 and calcium to prevent hip fracture. New Engl J Med; 327; 1637-1642.
  • Cooper C & Melton LJ (1992). Epidemiology of osteoporosis. Trends Endocrinol Metab ; 314; 224-229.
  • Fujita T & Fukase M (1992). Comparison of osteoporosis and calcium intake between Japan and the United States. Proc Soc Exp Biol Med ; 200 ; 149-152.
  • Guéguen L (2001). Calcium. In : Martin A (ed), Apports Nutritionnels Conseillés pour la population française. 3ème édition. Editions Tec & Doc, Paris, pp. 131-140.
  • Honkanen R, Komulainen M, Kroger H, Tuppurainen M, Alhava E & Saarikoski S (2001).Effect of calcium on bone loss and fractures according to estrogen repletion status. In : Burckhardt P, Dawson-Hughes B, Heaney RP (eds), Nutritional aspects of osteoporosis. Academie Press, San Diego, pp. 51-64.
  • Potier De Courcy G (1999). Estimation du statut en vitamines et minéraux de la population française d'après des enquêtes récentes. Cah Nut. Die ; 34 77-87.
  • Rapport de la Communauté Européenne (1999). Building strong bones and preventing fractures. Summary report on osteoporosis in the European Community - Action for prevention. ISBN 92-828-5334-9.
  • Writing group for the Women's Health Initiative investigators (2002). WHI. Risks and benefïts of estrogen plus progestin in healthy post menopausal women. JAMA ; 288 ; 321-333.
  • Zarkadas M, Gougeon-Reyburn R, Marliss EB, Block E & Alton-Mackey M (1989). Sodium chloride supplementation and urinary calcium excretion in postmenopausal women. Am J ClinNutr; 50; 1088-1094.

LE MAGNESIUM

Le magnésium est un minéral essentiel au bon fonctionnement de l’organisme humain. Il participe à plus de 300 réactions métaboliques dans le corps. Il agit en association étroite avec le potassium et le calcium, avec lesquels il doit rester en équilibre dans l’organisme.

Plus de la moitié du magnésium corporel se trouve dans les os et les dents, tandis que le reste se situe dans les muscles, le foie et d’autres tissus mous. Il est éliminé par les reins.

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Autres rôles fondamentaux du magnésium

Outre son rôle essentiel dans l'os, il est indispensable à l’activation enzymatique pour la production de l'énergie ATP, fioul énergétique de la cellule Il participe à l'activation des vitamines du groupe B, à la fluidité du sang, à la prévention de l'excès de graisses circulantes, au contrôle de l’émission des radicaux libres (antioxydant auxiliaire), à la protection contre les effets de l'alcool et des métaux lourds, à la stabilité de la structure des gènes. Il diminue l’hyperactivité leucocytaire qui, augmentant l’émission de radicaux libres, favoriserait certains cancers (notamment celui du colon). Contrairement à une idée reçue, l'absorption du magnésium n’est pas inhibée par le calcium, à moins d'employer des doses disproportionnées.

Le magnésium relâche les muscles lisses, dilate les vaisseaux et normalise la conduction nerveuse. En effet, le magnésium est indispensable pour le transfert de l’influx nerveux et pour la contraction musculaire.

A côté de ces rôles fondamentaux, le magnésium est la substance « antistress » par excellence de l'ensemble de l'organisme et plus particulièrement du cœur et du cerveau (tissus à forte activité métabolique) actuellement la mieux étudiée. Son rôle se mesure précisément dans la bonne transmission des messages nerveux, la contraction musculaire et l’utilisation de l’énergie, ainsi que dans la diminution de l’irritabilité nerveuse. Des données récentes suggèrent également des taux sériques augmentés en catécholamines (neuro-hormones du stress) , une tension artérielle systolique élevée, en corrélation inverse avec le taux de magnésium érythrocytaire.

Intérêt d’une supplémentation en magnésium :

Des études européennes montrent que les apports alimentaires en magnésium sont loin d’être optimaux, notamment chez les personnes âgées.

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En outre, certaines situations exposent particulièrement à cette carence : le suivi d'un régime restrictif plusieurs fois par an, l'exclusion des féculents, du pain, des fruits secs par peur de grossir ou une alimentation déséquilibrée par un excès de produits raffinés et de plats industriels.

L'abus d'alcool et le stress chronique limitent également la couverture des besoins.

En cas d'activité physique intense, les besoins sont aussi plus élevés car la sueur entraîne une élimination importante de magnésium.

L'alcool, les phytates contenus dans les fibres alimentaires, les oxalates, les graisses saturées et certains agents conservateurs en freinent l'absorption. Les besoins sont accrus en cas de régime riche en sucres ou en protéines.

Toutefois, la carence en magnésium n’entraîne pas de symptômes évidents. Les premiers symptômes d’une déficience en magnésium sont :

  • perte d’appétit,
  • nausées,
  • fatigue persistante,
  • sensation de tension et de stress

Si la carence s’aggrave, des symptômes plus importants peuvent apparaître comme des insomnies, des crampes musculaires ou même des palpitations cardiaques....

L'organisme n'a pas de réserves en magnésium, il lui faut donc un apport quotidien et régulier pour répondre à ses besoins.

L'apport idéal se situe entre 400 à 600 mg Mg élément par jour, pour 1 g de Ca par jour, soit un rapport optimal Mg/Ca de 1/2. Dans ce rapport il faut noter que le magnésium favorise la fixation du calcium dans les os.

Bibliographie

  • Galan P., Preziosi P., Durlach V., et al. Dietary magnesium intake in a French adult population. Magnes. Res. 1997 Dec ; 10 (4) :321-8
  • Am J Cardiol 2003; 92: 665-669
  • Journal of the American Medical Association (293, pp86-89).

LE SILICIUM

 

Le silicium est le co-facteur de la prolyl-hydroxylase. Il assure la cohésion du collagène, des glysaminoglycanes et des polyuronides (acide hyaluronique, chondroïtine sulfate, etc…)

Le silicium, sous-forme organique de silanol, est un protecteur tissulaire, il procure aux lipoprotéines membranaires une configuration qui les rend plus résistantes à l’action oxydante des radicaux libres.

On trouve le silicium nutritionnel dans la peau des volailles, les eaux minérales, les bières.

Propriétés physiques du Silicium Organique Colloïdal :
Le silicium, l’ossification et les articulations

Le silicium intervient dans le processus dit de calcification ou minéralisation. Cette calcification ne peut avoir lieu qu’en présence de fibres collagène dont le silicium est l’un des principaux agents. Chez l’homme, la diminution du capital silicium intervient relativement tard (60 ans), mais chez la femme, cette perte commence vers 35 ans pour atteindre son maximum à la ménopause. L’arthrose et l’arthrite qui sont des maladies de notre société, proviennent d’une diminution des fibres collagènes au niveau articulaire, particulièrement sur les sites à forte pression ce qui entraîne des inflammations du fait de l’accentuation des frottements. Le silicium, éventuellement  peut être un appoint précieux aux traitements spécifiques.

Le silicium, les muscles et les tendons

Le tissus musculaire squelettique,  qui est attaché d’une part aux os, mais également à la peau et aux fascias profonds, est composé de fibres collagène très riches en silicium qui leur assure souplesse et élasticité. Ces fibres composent également ce que nous appelons les tendons. En se contractant, le muscle tire sur les tendons qui eux-mêmes agissent sur le squelette. Le silicium contribuera dans ce cas à la souplesse et la mobilité.

Le silicium et les disques intervertébraux

Ces disques ont un rôle d’amortisseurs. Essentiellement composés de tissus cartilagineux ils peuvent contenir jusqu’à 100 grammes de silicium par kilo de tissu frais. Le capital de silicium diminuant avec l’âge, il est quasiment nécessaire de disposer d’un apport extérieur. Ce rôle peut être rempli par le silicium.

Le silicium, la fonction cardio-vasculaire et la circulation

Présent dans l’élastine et le collagène qui composent les parois vasculaires, le silicium participe à maintenir l’élasticité des vaisseaux sanguins. Le silicium contribue donc à la bonne santé vasculaire.

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